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Les taux sont-ils sortis du creux de la vague ?

Les taux d’intérêt augmentent depuis septembre et cette tendance s’est encore accélérée après la victoire de Trump. Pourquoi ?

Les taux d’intérêt sont repartis à la hausse partout dans le monde ces dernières semaines. Une tendance initiée en septembre qui s’est encore accélérée après la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines. Plusieurs éléments peuvent expliquer cette évolution :

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L'inflation



Après avoir atteint le niveau le plus bas en début d’année (-0,2 % dans la zone euro), l’inflation est remontée pour atteindre 0,6 %. Nous remarquons qu’elle dépend fortement de l’évolution des prix du pétrole. La baisse du prix du brut entre mi-2014 et début 2016 a influencé négativement les chiffres de l’inflation. Depuis, les prix du pétrole ont connu une amélioration et de ce fait, l’inflation devrait faire de même dans les mois à venir.

Vu que le taux d’intérêt nominal est la somme du taux réel et du taux d’inflation, une hausse des chiffres de l’inflation devrait se traduire par une augmentation des taux d’intérêt.

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Donald J. Trump

C’est surtout depuis la victoire de Donald Trump que les taux ont eu tendance à remonter. Le candidat républicain a promis de mener une politique fiscale expansive : hausse des déficits, endettement pour financer des travaux publics et baisses d’impôts pour les entreprises et les particuliers. Etant donné que l’économie américaine se porte bien et que le taux de chômage y est faible, l’inflation pourrait rapidement remonter grâce à des mesures de soutien, ce qui devrait à son tour se traduire par une augmentation des taux d’intérêt. Suite à différentes mesures politiques programmées, l’endettement progresse lui aussi, ce qui devrait faire remonter la prime de risque, et donc les taux.

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Les banques centrales



Ces dernières années, les banques centrales ont mené une politique monétaire très expansive. Le bilan total combiné des quatre principales banques centrales a grimpé jusqu'à 14 000 milliards de dollars. De cette façon, de l'argent a été créé. Une part importante de ces liquidités a gagné le marché obligataire, via les différents programmes de rachats mis en place par les banques. Par exemple, la BCE a racheté chaque mois 80 milliards d'euros d'obligations en 2016. Les taux d'intérêt ont plongé du fait de la demande extrêmement forte et de l'offre relativement stable.

A l'heure actuelle, il s'avère que cette politique monétaire très expansive pourrait toucher à sa fin. On s'interroge en effet de plus en plus sur l'efficacité réelle de ces mesures et sur leur impact négatif dans le secteur financier. Les taux d'intérêt négatifs semblent donner du fil à retordre plus spécifiquement au secteur bancaire.

La Banque centrale américaine, la Fed, a déjà mis fin à son programme de rachats depuis quelque temps et peut procéder en 2017 à une hausse de taux prudente. Ces derniers mois, La Bank of Japan vise à atténuer son programme de rachats en adoptant diverses mesures.

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L'attitude de la BCE

​Pour la zone euro, l’avis de Mario Draghi, président de la BCE, joue naturellement un rôle prépondérant. A l’occasion de sa conférence de fin d’année qui s’est tenue le 8 décembre, il a évoqué l’année 2017. Il a abordé la diminution du risque de déflation et le fait qu’il soit donc logique de réduire progressivement le volume d’obligations que la BCE rachète mensuellement. L’intervention de la BCE se restreint, ce qui réduit la pression baissière sur les taux. D’autre part, Mario Draghi émet malgré tout une réserve : si le risque de déflation renaît ou si les marchés financiers s’agitent à nouveau, il conserve la possibilité de racheter à nouveau des obligations en masse pour apaiser les marchés.

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Conclusion

Ces différents paramètres laissent à penser que les taux d’intérêt mondiaux ont atteint le niveau le plus bas et que, durant les prochaines années, les taux pourraient progressivement remonter. Néanmoins, il faut s’attendre à ce que cette hausse de taux reste limitée à court terme : si les perspectives de croissance et d’inflation se sont améliorées, elles restent toutefois à un niveau particulièrement bas et l’on s’attend à ce que les banques centrales réduisent leurs interventions sans pour autant les supprimer du jour au lendemain. La baisse de taux quasi-continue de ces 25 dernières années semble malgré tout faire désormais partie du passé. Une diversification en faveur de classes d’actifs autres que les obligations apparaît donc comme un choix raisonnable.

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