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Blog Wim Vermeir - Taux désespérément faibles

 Un meilleur rendement est possible

​Soucieuse de stimuler la reprise économique en Europe, la Banque centrale européenne (BCE) a pris récemment plusieurs mesures exceptionnelles. Si vous investissez, ces mesures auront aussi un impact sur le rendement de vos placements.

Après avoir introduit un taux négatif - en vertu duquel épargner coûte de l'argent plutôt que d'en rapporter - la BCE a aussi décidé de racheter pour 60 milliards d'euros d'obligations d'États chaque mois pendant un an et demi.

 

L'introduction du taux négatif doit empêcher la déflation (baisse généralisée des prix). Les baisses de prix sont intéressantes pour le consommateur, mais ont aussi un effet préjudiciable sur la dette publique qui, de ce fait, ne fait qu'augmenter. La baisse de prix la plus importante concerne le secteur pétrolier (voir graphique – Évolution du cours du pétrole) avec un recul de près de 60 % depuis mi-2014. En cause, l'OPEP (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole), avec l'Arabie Saoudite en tête. L'organisation maintient en effet intentionnellement les prix du pétrole à un faible niveau dans le but de reprendre des parts de marché aux États-Unis où la production de pétrole s'est emballée ces dernières années grâce aux nouvelles technologies permettant de réduire les coûts de production.

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Le rachat d'obligations, ou "quantitative easing", est une mesure exceptionnelle de la BCE pour fournir plus de liquidités aux entreprises et ainsi encourager la reprise économique. Ce processus a aussi un impact sur la valeur de la monnaie. Il fait baissir la valeur de l'euro par rapport au dollar américain, ce qui profite aux entreprises exportatrices européennes.

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Mauvaise nouvelle pour l'investisseur

Les taux négatifs et le rachat d'obligations sont donc positifs pour notre économie, mais malheureusement pour les investisseurs toute médaille a son revers. Car si la BCE rachète en pratique quelque 60 % de toutes les obligations d'États émises en 2015 (voir graphique – BCE : achats potentiels d'obligations en % des émissions brutes), il en restera forcément moins pour les investisseurs particuliers.

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Autrement dit, la demande sera plus importante que l'offre et les chances de voir les taux augmenter durablement d'ici un à deux ans seront alors particulièrement faibles. Et avec des taux aussi faibles, les placements relativement sûrs rapporteront à peine encore quelque chose. Pour vous donner une idée : les taux belges à dix ans s'élèvent aujourd'hui à 0,6 %. À plus court terme, à trois ans par exemple, le rendement est même négatif (- 0,05 %).

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Alternative : obligations de sociétés et actions

Vous voulez malgré tout un rendement potentiellement plus élevé ? Vous devrez alors vous tourner vers des placements certes un peu plus risqués comme les obligations de sociétés et les actions, mais les perspectives pour ces actifs semblent positives :

 

  • les obligations de sociétés rapportent en moyenne plus que les obligations d'États. De plus, les entreprises présentent actuellement une structure bilantaire saine, d'où des défauts de paiement historiquement faibles et de quoi donner confiance.

 

  • les actions  – surtout européennes – présentent aujourd'hui des valorisations relativement intéressantes et les bénéfices d'exploitation devraient selon nous augmenter de 10 % au moins cette année. Car les sociétés devraient tirer profit de la reprise économique et de la croissance des exportations.

 

Il existe encore de nombreuses formules qui allient l'investissement dans ces différents types d'actifs ce qui permet aux investisseurs d'espérer un rendement potentiellement plus élevé. Ces formules de placement sont assorties ou non de mécanismes de protection, ce qui vous permettra de les adapter au mieux à votre situation.

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